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Projets sectoriels

Initiative d’autonomisation des femmes dans l’agriculture (EWA)

L'égalité des sexes dans l'agriculture fait partie intégrante de la croissance et de la compétitivité à venir de l'Afrique. Si l'agriculture est essentielle à la croissance de l'Afrique, l'autonomisation de tous les agents économiques pour une meilleure productivité et un meilleur accès au marché en est la clé. Cependant, vu que les fonds d'investissement (budgets gouvernementaux) sont limités par des besoins concurrents, l'autonomisation des femmes doit être alignée avec les objectifs généraux de développement de chaque pays, de chaque région et, en fait, aux actuels impératifs mondiaux de développement. Le statut passé et actuel des femmes dans différents pays agraires exige ce processus de changement rapide.

En 2012, la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), en collaboration avec Femmes Africa Solidarité (FAS) et la Campagne « le genre, mon agenda » (GIMAC), a coordonné la mise en place de l'initiative de l'Autonomisation des femmes dans l’agriculture (EWA). EWA a été lancée lors du 19e Sommet de l'UA en 2012 pour appuyer les agricultrices en favorisant leur accès aux ressources clés (terre, finances, technologie). L'objectif global de l'Initiative EWA est d’encourager la promotion des femmes dans l'agriculture et leur implication dans la sécurité alimentaire en intégrant leurs préoccupations et leurs besoins dans les processus de développement et en accroissant leur accès aux ressources et aux services. Cet objectif sera atteint à travers les deux buts suivants: (I) promouvoir et défendre l'autonomisation des femmes dans l'agriculture; et (II) renforcer les capacités des organisations des femmes africaines pour qu’elles participent efficacement aux réflexions sur les droits des femmes dans l'agriculture en Afrique.

EWA est façonnée autour de la désignation de champions qui sont des chefs d’état connus pour leur engagement à l'autonomisation des femmes avec SE la Présidente Johnson-Sirleaf du Libéria. D'autres champions incluent d’éminentes personnalités et institutions qui ont démontré leur engagement à appuyer le programme de développement de l'Afrique et l'autonomisation des femmes  en particulier. L'initiative a l’appui de plusieurs chefs d'Etat africains ainsi que certains partenaires du secteur privé tels que la Fondation Mo Ibrahim, Africa 2.0, Le genre, mon agenda (GIMAC), Initiative Africa Media (AMI) et Femmes Africa Solidarité (FAS), sous la coordination de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF).

L'Initiative EWA a également reçu un soutien renouvelé lors du 20e Sommet de l'UA grâce à la Décision des Chefs d’état n ° 473 qui déclare: « L'Assemblée note les progrès accomplis par l'Initiative de l'autonomisation des femmes dans l'agriculture (EWA) dans les domaines prioritaires de la réforme agraire, du leadership, de l'accès aux intrants et aux connaissances, et s’engage à soutenir le renforcement du rôle des femmes dans l'agriculture. »

Afin de promouvoir l'Initiative, les activités suivantes ont été entreprises:

  • En 2012, l'ACBF a commandé une enquête sur la littérature existante sur le rôle des femmes dans l'agriculture. L'étude a examiné la situation des femmes dans l'agriculture africaine, en particulier, le cadre politique et institutionnel et leurs implications pour l'accès aux ressources et aux récompenses et en termes de développement agricole, la sécurité alimentaire et le programme de développement continental en général. Cette étude a servi de base et de catalyseur pour une étude plus approfondie à l'échelle continentale. Le résultat est le rapport WAG qui a identifié les variables clés qui devaient se concentrer sur l’élaboration d'initiatives stratégiques pour l'autonomisation des femmes dans l’agriculture africaine. Le rapport WAG et un extrait du Rapport sur  l’enquête de l’Index EWA sur le genre ont été présentés lors du 20e Sommet de l'UA en juin 2013.
  • En juillet 2013, pour aider l’ACBF et ses partenaires à mieux comprendre et contextualiser les lacunes dans l'autonomisation des femmes dans l'agriculture, en vue d’une intervention ciblée, une étude de la cartographie des Initiatives a été commandée. L'étude devait prendre une analyse plus profonde et comparative des problèmes spécifiques auxquels sont confrontées les agricultrices en Afrique. L'objectif global était d'identifier les initiatives existantes visant les agricultrices dans ces pays; et de construire un cadre pour évaluer la mesure où ils favorisent leur autonomisation. L'étude était plus large et plus complète que le rapport WAG mais limitée à certains pays africains sélectionnés pour servir de pilote dans le cadre d’une étude continentale éventuelle. Huit pays ont été sélectionnés pour l'étude pilote : le Burkina Faso, le Libéria, le Sénégal en Afrique occidentale et centrale, l'Ethiopie, Djibouti, le Rwanda, la Tanzanie et le Malawi en Afrique orientale et australe.
  • En août 2013, l'autre partenaire, FAS/GIMAC a finalisé l'étude sur les initiatives locales membres et cela a servi d’extrant au Rapport de cartographie.
  • Par ailleurs, en juillet 2013, l'ACBF a fourni une contribution FICAD à Femme Africa Solidarité (FAS). Le montant de la subvention était de 250 000 $ à la date de clôture, le 31 juillet 2014. Le but de la subvention était d’appuyer la mise en œuvre liée aux activités de conception préprogramme de l'initiative d'Autonomisation des femmes dans l'agriculture (EWA).
  • En novembre 2013, un rapport d'étape sur les résultats préliminaires de l'étude de cartographie a été présenté en marge de la Semaine Mo Ibrahim pour la gouvernance à Addis-Abeba.
  • En janvier 2014, des conclusions provisoires de l'étude de cartographie ont été présentées en marge du 21e Sommet de l'UA en 2014, où un plan d'action a été proposé et en mars 2014, le rapport a été finalisé et diffusé parmi les intervenants concernés.
  • En avril 2014, l'ACBF a confié à des think tanks nationaux et à des consultants individuels la charge d’élaborer le document relatif au Programme EWA dans les mêmes pays pilotes utilisés dans l’étude de la cartographie des Initiatives. Malheureusement, deux des pays ont dû être mis de côté. Il s’agit du Libéria et du Sénégal: le Libéria n'a pas pu participer en raison de la crise d’Ebola qui a éclaté dans le pays à la fin de 2014. Le Sénégal a dû être délaissé étant donné que le think tank chargé de l'élaboration des projets individuels du pays n'avait pas présenté son rapport.
  • Un PRODOC provisoire a été soumis à l'ACBF en décembre 2014. Après avoir incorporé les commentaires, le rapport provisoire a été envoyé à FAS/GIMAC pour les commentaires en février 2015.
  • En outre, un résumé analytique a été présenté à SE la Présidente Ellen Johnson Sirleaf qui a participé au G7. Le Président du FAS (Me. Diop) a rencontré la Présidente Ellen Johnson Sirleaf à la même occasion.
  • Le Libéria a également été incorporé suite à la fin de l'épidémie d'Ebola et le document est en cours de finalisation avec les commentaires du consultant principal.
  • Un atelier de validation des intervenants pour l'adoption du Document de programme EWA a eu lieu en fin avril 2016 et le rapport suivant a été produit: RÉUNION TECHNIQUE DES ACTEURS SUR LE DOCUMENT DU PROJET RÉGIONAL DE L'EWA

Programme de lutte contre le tabagisme

La Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) a mis des fonds à la disposition de la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (ACBF) en vue de faire avancer en Afrique les politiques de lutte contre le tabagisme fondées sur des preuves. Un don d’un montant de 8 540 407 dollars US a été octroyé. Le but de ce don est de renforcer les capacités des organisations de la société civile (OSC) en Afrique afin que les politiques de lutte contre le tabagisme soient solides et bien mises en œuvre dans toute la région, et que le travail des OSC soit mieux coordonné et plus ciblé. Les objectifs spécifiques du don sont les suivants : i) Renforcer les capacités des partenariats et la coordination en vue de la mise en place d’une politique antitabac efficace en Afrique; (ii) Renforcer les capacités des organisations de la société civile comme agents de changement efficaces afin de lever les obstacles à la lutte contre le tabagisme dans les pays cibles; (iii) Faire en sorte que le Centre de lutte antitabac en Afrique (CLAA) soutienne activement et efficacement la mise en œuvre des politiques de lutte contre le tabagisme efficaces dans 5 pays ciblés en Afrique; et (iv) Renforcer les capacités institutionnelles du « Economics for Tobacco Control Project (ETCP) » de l'Université de Cape Town (UCT), afin que celui-ci entreprenne des recherches fondées sur des preuves et fournisse une assistance technique aux gouvernements à l’effet de rendre efficace la lutte contre le tabagisme.

En octobre 2015, l'ACBF a reçu un don supplémentaire d'un montant de 6 169 246 dollars US qu’elle utilisera pour (i) mettre en place une méthode durable de suivi de l'industrie du tabac dans la région africaine; (Ii) appuyer le gouvernement du Sénégal pour qu’il mette en vigueur et fasse respecter sa loi antitabac; (Iii) Continuer à renforcer les capacités des organisations de la société civile (OSC) dans les 8 pays sélectionnés ainsi que celles de deux autres OSC sur les politiques et le plaidoyer en vue de la mise en œuvre de la lutte contre le tabagisme (LCT).

Mise en œuvre

Le Programme de lutte contre le tabagisme appuie des bénéficiaires au second degré dans 13 pays. En même temps, l’ACTA, le CLAA et l’Université de Bath soutiennent les acteurs dans divers pays africains. La couverture est la suivante :

Pays

Nom de l’organisation

Ouganda

Centre de lutte antitabac en Afrique (CLAA)

Afrique du Sud

 «  Economics of Tobacco Control Project » de l’Université de Cape Town

Bénin

Initiative pour l’Éducation et le Contrôle du Tabagisme (IECT)

Gabon

Mouvement pour la Santé- GABON (MPS)

Gambie

RAID Gambia

Kenya

International Institute for Legislative Affairs (ILA) (Institut international pour les affaires législatives (ILA)

Mauritanie

Association Mauritanienne de Lutte contre la Tuberculose et le SIDA (AMALUTS)

Nigeria

Civil Society Legislative Advocacy Centre (CISLAC) (Centre de plaidoyer législatif de la société civile (CISLAC)

Ouganda

Parliamentary Forum on Non Communicable Diseases (PFNCD) (Forum parlementaire sur les maladies non transmissibles (MNT)

Sénégal

Ligue Sénégalaise contre le Tabac (LISTAB)

Don supplémentaire

 

 Éthiopie

Mathiwos Wondu YeEthiopia Cancer Society (MWECS)

Botswana

Anti-Tobacco Network (ATN) (Réseau de la lutte antitabac)

Togo

Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ATCA)

Sénégal

Ministère de la Santé (MS)

Royaume-Uni

Université de Bath

Principales réalisations

  • Publications de l’UCT sur la lutte contre le tabagisme, lien du site www.tobaccoecon.org. L’ETCP au sein l’UCT est maintenant un centre de connaissances pour les articles 6 et 15 de la CCLAT de l’OMS
  • Le CLAA a contribué à l’adoption de la loi sur la lutte contre le tabagisme en Ouganda, a soutenu un mécanisme de coordination au Botswana, a formé des agents chargés de faire respecter la loi au Niger, et contribué à l'adoption de 5 décrets d'application au Gabon
  • Les OSC dans différents pays cibles ont plaidé pour l’adoption de projets de loi sur la lutte contre le tabagisme ainsi que pour l'application de lois et règlements sur la lutte antitabac.

CANGO

L'Assemblée de coordination des ONG au Swaziland est le seul organisme reconnu coiffant toutes les organisations non gouvernementales du Swaziland. Il s'agit d'une association privée d'organisations non gouvernementales à but non lucratif dont l'objectif principal est d'améliorer la qualité de vie de la population du Swaziland. Lors de sa trente-deuxième session ordinaire tenue en décembre 2004, le Conseil d'administration de l’ACBF a approuvé un don d’un million de dollars pour soutenir la première phase de la CANGO (2005-2009). La somme de 1,3 million de dollars a été approuvée au profit de la deuxième phase pour la période 2012-2016.

Le projet de la deuxième phase est appelé Projet de coordination, de renforcement institutionnel et d'influence politique (CISPI). L'objectif global du projet est de renforcer les capacités institutionnelles et humaines de la CANGO pour permettre à la société civile de contribuer à l'élaboration de politiques et programmes pour l'éradication de la pauvreté au Swaziland et d'améliorer la qualité et la quantité des ressources allouées aux pauvres. Pour atteindre cet objectif, la CANGO poursuit deux objectifs spécifiques ; a) renforcer les capacités du Secrétariat de la CANGO pour coordonner les ONG programme de défense des politiques au Swaziland ; et b) Améliorer la capacité des Consortiums de la CANGO à participer efficacement au processus d'élaboration des politiques au Swaziland.

Gestion, par l'ACBF, des subventions de la BAD au Gouvernement du Zimbabwe.

Après la signature de la lettre d'intention avec la BAD, l'ACBF assure la gestion du décaissement des fonds pour quatre projets au Zimbabwe pour un montant total d'environ 30 millions de dollars. Les trois projets d'une subvention totale de 28 millions de dollars gérés par l'Unité de gestion des projets créé au sein du Ministère des Finances et du Développement économique sont les suivants: Projet de renforcement des capacités des finances publiques et de gestion économique (CBPFEM), Projet d'amélioration de la jeunesse et du tourisme (YTEP) et Projet de renforcement de la gouvernance et des institutions (GISP).

Le quatrième projet avec une subvention totale de 1,9 million de dollars géré par le Parlement du Zimbabwe est appelé Projet de renforcement des institutions de transparence et de responsabilisation (SITA). L’ACBF appuie les projets par le biais des mécanismes pour faciliter la mise en œuvre et assurer le respect des procédures de conformité convenues.

Projet de renforcement des capacités de l’Institut national d’études juridiques (NILS CAP)

Le projet NILS-CAP est la suite d’une intervention précédente de l’ACBF au Nigéria à travers le Projet d’analyse de politique et de recherche (PARP). Le PARP est passé du statut de projet à celui d’institut permanent créé conformément aux lois fédérales du Nigéria. La transition d'un projet à un institut faisait suite à des recommandations adoptées par l’ACBF et l'Assemblée nationale du Nigéria pendant la mise en œuvre du PARP. Ayant joué un rôle clé pour soutenir le PARP comme projet national, l’ACBF soutient désormais l'Institut nouvellement créé pour l’implanter en tant qu’institut régional afin de stimuler le renforcement des capacités législatives en Afrique de l'Ouest. L'institut est le premier du genre en Afrique.

Les objectifs du projet visent à i) augmenter les capacités du Parlement de la CEDEAO et de l'Assemblée nationale du Nigéria à s’acquitter efficacement de leurs mandats et responsabilités ; ii) encourager l’apprentissage et le partage des expériences et de meilleures pratiques parmi les législateurs dans les pays de la CEDEAO ; et iii) améliorer la capacité institutionnelle du NILS à assurer des services de recherche et de renforcement des capacités législatives dans la sous-région de la CEDEAO.

Renforcement des capacités du Parlement de la Sierra Leone

En 2008, le Parlement de la Sierra Leone avait sollicité l’appui de l’ACBF pour renforcer ses capacités institutionnelles et humaines lui permettant de participer aux efforts de reconstruction et de mettre en place des mesures pour relever les défis de développement auxquels est confronté le pays après la guerre civile au cours de la période 1991 à 2002. En décembre 2008, le Conseil d’administration de l’ACBF a approuvé un don de 2 millions de dollars pour le renforcement des capacités du Parlement de la Sierra Leone.

Le but du projet est de permettre au Parlement de la Sierra Leone de remplir ses fonctions de législation, de représentation et de contrôle sur l’exécutif. Plus spécifiquement les objectifs sont les suivants : i) renforcer les capacités institutionnelles du Parlement pour la création d’un environnement propice à un travail législatif efficace ; ii) augmenter les compétences des parlementaires et du personnel parlementaire pour leur permettre de remplir leurs tâches efficacement ; iii) renforcer les commissions parlementaires pour qu’elles puissent accomplir leur fonction de surveillance, de suivi des réformes et de mise en œuvre des politiques ; iv) institutionnaliser l’intégration du genre dans les activités parlementaires.

Ken Ofori Atta

Le partenariat entre le Ghana et l'ACBF est une formidable bénédiction pour nous et l'occasion pour le Ghana d'accueillir la 26e Session du Conseil des Gouverneurs de l'ACBF est donc une chose qui nous tient à cœur.


Honorable Ken Ofori Atta, Ministre des Finances du Ghana et actuel Président du Conseil des Gouverneurs de l'ACBF
Goodall Gondwe

L'Afrique a autant besoin de l'ACBF maintenant qu'au moment de sa création en 1991, et probablement plus.


Honorable Goodall Gondwe, ancien Président du Conseil des Gouverneurs de l'ACBF et Ministre des Finances du Malawi
Lamin Momodou

À notre avis, les réalisations remarquables de l'ACBF au cours des 26 dernières années ne sont pas fortuites. Elles sont le fruit d’un travail acharné, du dévouement, de l’engagement, d’un leadership déterminé, de l’appui des pays membres et d’un partenariat productif.


M. Lamin Momodou MANNEH, Directeur du Centre de service régional du PNUD pour l'Afrique
Erastus Mwencha

La reconnaissance de l'ACBF comme Agence spécialisée de l'Union africaine pour le renforcement des capacités inaugure une nouvelle ère de renforcement des capacités par l'ACBF qui nécessitera un niveau d'engagement politique et un soutien financier appropriés de la part de toutes les parties prenantes.


S.E. Erastus Mwencha, Président du Conseil d’administration de l'ACBF
Thomas Kwesi Quartey

L'ACBF a reçu le statut d'agence spécialisée en raison de son potentiel de transformation de l'Afrique par le renforcement des capacités.


S.E. Thomas Kwesi Quartey, vice-président de la Commission de l'UA
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