
La formation, d’une durée de trois jours, s’est tenue à Addis-Abeba en Éthiopie du 26 au 28 novembre 2025. Elle a réuni 18 jeunes professionnels africains francophones autour de sessions en salle et d’une immersion institutionnelle auprès de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et de la Commission de l’Union africaine, complétée par des échanges avec le groupe des ambassadeurs des pays africains francophones accrédités à Addis-Abeba.
Le programme a été mis en œuvre dans le cadre de la deuxième cohorte du partenariat entre la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique et l’Organisation internationale de la Francophonie.
Les participants représentaient plusieurs régions du continent, notamment l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe. Ils étaient originaires du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, des Comores, du Congo, de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée, de la Guinée équatoriale, du Mali, de Maurice, du Mozambique, du Niger, du Sénégal, du Tchad et du Togo.
La clinique visait à renforcer la compréhension du système multilatéral et des mécanismes de coopération internationale, en particulier ceux portés par la Francophonie, l’Union africaine et les Nations Unies.
Pape Félou Diallo, formateur et expert de l’ACBF ayant animé l’atelier, a expliqué que cette démarche marque une évolution, passant d’un entrepreneuriat inscrit dans des cadres strictement nationaux à des modèles capables d’opérer au-delà des frontières institutionnelles et géographiques.
Il a précisé que les visites institutionnelles figuraient parmi les principales innovations de cette deuxième édition.
Nous ne parlons plus d’un entrepreneuriat limité à un seul pays ou à un espace restreint, mais d’un entrepreneuriat qui s’inscrit dans un environnement multilatéral élargi,
Pape Félou Diallo,
Formateur et Expert de l’ACBF

La formation associe entrepreneuriat, diplomatie, gouvernance, communication et gestion de projets, tout en offrant une exposition directe aux institutions qui façonnent les politiques publiques et les processus décisionnels à l’échelle continentale.
Addis-Abeba, qui abrite le siège de l’Union africaine ainsi que plusieurs agences des Nations Unies, a offert un cadre d’apprentissage concret. Les participants ont pu observer le fonctionnement des institutions multilatérales au-delà des sommets publics et des déclarations officielles, et mieux comprendre les mécanismes de coordination interne, les processus de négociation et les dynamiques institutionnelles.
De l’apprentissage au leadership
Lacine Diabaté, participant originaire du Mali, responsable de la communication et du marketing au sein du groupe Umaru à Bamako, a indiqué que la formation avait profondément transformé sa manière d’aborder le leadership ainsi que la prise de décision dans les environnements institutionnels.

Le programme a changé ma vision du leadership, que je perçois désormais comme un état d’esprit centré sur la transformation, la résilience et la capacité à inspirer les autres. Ce n’est plus une question de titre, mais de la manière de réagir face aux défis et d’exercer une influence positive. .
Lacine Diabaté
Responsable de la communication et du marketing au sein du groupe Umaru à Bamako
Selon Diabaté, cette évolution se reflète aujourd’hui dans sa façon de gérer les équipes, de communiquer avec les parties prenantes et d’analyser les défis organisationnels au quotidien. Il a ajouté que la formation a renforcé sa capacité à transformer les contraintes en opportunités et à agir avec un sens plus clair de la finalité dans des environnements institutionnels complexes.
Selon Diabaté, cette évolution se reflète aujourd’hui dans sa façon de gérer les équipes, de communiquer avec les parties prenantes et d’analyser les défis organisationnels au quotidien. Il a ajouté que la formation a renforcé sa capacité à transformer les contraintes en opportunités et à agir avec un sens plus clair de la finalité dans des environnements institutionnels complexes.
Pour Selvana Mootien, chargée de programme à l’Indian Ocean Rim Association, la valeur du programme résidait avant tout dans l’exposition concrète à des institutions qu’elle connaissait jusque-là principalement dans un cadre académique, notamment en matière de gouvernance institutionnelle.
Comprendre le multilatéralisme en pratique
Voir comment ces institutions fonctionnent de l’intérieur permet de comprendre les coulisses des organisations multilatérales, là où le travail s’effectue au-delà des sommets, des réunions ministérielles et des communiqués
Selvana Mootien
Chargée de programme à l’Indian Ocean Rim Association

Selon elle, les sessions d’immersion à la Commission de l’Union africaine et à la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, ainsi que les échanges avec le groupe des ambassadeurs, ont modifié sa perception du multilatéralisme, à un moment où sa pertinence est de plus en plus questionnée à l’échelle mondiale.
« Cette expérience m’a permis de mieux percevoir le potentiel des institutions multilatérales, en particulier dans un contexte où les approches bilatérales sont souvent présentées comme des alternatives », a-t-elle souligné.
Mootien a indiqué que la formation influence déjà son activité professionnelle. Dans le cadre de ses fonctions liées à la gouvernance institutionnelle, une compréhension plus fine des structures et des mécanismes décisionnels de l’Union africaine lui permet désormais d’analyser plus efficacement les cadres de coopération et les interactions entre l’Union africaine et les communautés économiques régionales. Cette lecture plus précise éclaire l’identification de domaines de collaboration potentiels dans ses travaux en cours.
Elle a également insisté sur l’importance du choix du lieu, estimant que la concentration, à Addis-Abeba, d’institutions continentales, de missions diplomatiques et d’organisations internationales a renforcé l’immersion et la qualité de l’apprentissage.

Les deux participants ont indiqué que la formation avait renforcé leur intérêt pour la gouvernance, l’intégration régionale et la coopération institutionnelle.
Diabaté a précisé que cette exposition a conforté son ambition de contribuer à l’amélioration des cadres juridiques et économiques en s’appuyant sur une expérience multilatérale.
Mootien a, pour sa part, souligné la nécessité de rendre les carrières dans la diplomatie et au sein des institutions multilatérales plus visibles et plus accessibles aux jeunes, en particulier dans les pays francophones et les États insulaires.
Le programme s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui met l’accent sur des institutions performantes, un capital humain qualifié et la participation des jeunes comme piliers du développement à long terme du continent.
Préparer de jeunes professionnels au leadership multilatéral
Le renforcement des capacités des jeunes professionnels afin qu’ils puissent évoluer efficacement dans des environnements multilatéraux apparaît essentiel, alors que l’Afrique fait face à un ordre mondial de plus en plus complexe et multipolaire.
À l’issue de la formation, les participants avaient acquis des compétences leur permettant d’intervenir dans des cadres multilatéraux et de concevoir des solutions innovantes tenant compte de la diversité culturelle et linguistique.
Ils ont également noué des réseaux professionnels favorisant la collaboration et le partage de connaissances entre pays et institutions.
Selon Diallo, l’engagement des participants est resté élevé tout au long des sessions, avec des stagiaires fortement impliqués dans les échanges et les exercices pratiques.
Il a estimé que la prochaine phase du programme devrait inclure un suivi structuré après la formation, des dispositifs de mentorat et un renforcement des liens entre participants actuels et anciens afin de garantir un impact durable.
Ruramai Marandu, chargée de programme à l’ACBF, a indiqué que les visites institutionnelles figuraient parmi les composantes les plus marquantes de la clinique.
Voir les participants interagir directement avec la Commission de l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique a constitué un moment fort. Même sur une période relativement courte, le programme façonne déjà leur perception de leurs parcours professionnels futurs, de leurs trajectoires entrepreneuriales et de leur engagement auprès des institutions multilatérales.
Ruramai Marandu
Chargée de programme à l’ACBF







Twenty civil society actors, including youth and women-led organizations, have completed hands-on training under the Capacity Development for Africa’s Structural Transformation (CADAST) project, implemented by the African Capacity Building Foundation (ACBF) with funding from the African Development Bank (AfDB).
The CADAST program supports civil society organizations, women, and youth to take a more active role in the AfCFTA implementation.
The workshop, organized by ACBF in collaboration with Eastern and Southern African Management Institute (ESAMI)’s Trade Policy Training Centre in Africa (TRAPCA), equipped participants with concrete action plans to implement AfCFTA on the ground.
Held at the ESAMI-Trapca campus in Arusha, Tanzania, from Oct. 13 to 17, the training mixed technical sessions with real-world site visits and strategy development.
Participants came from 10 African countries, including Benin, Burundi, Comoros, the Democratic Republic of Congo, Ghana, Malawi, Rwanda, Sierra Leone, Togo, and Zimbabwe.
Each participant now carries a national plan to tackle the gap between trade policy and the communities most affected by it.
From learning to leading
The highlight for many was the field visit to the Namanga one-stop border post between Kenya and Tanzania. Mawulawoe Awity, Executive Director of the Network of Women in Growth from Ghana, said it expanded her thinking.
Interacting with other nationalities and getting to know that the problems we face in Ghana are similar to the same challenges that they are facing has opened up my mind and broadened my scope in terms of the solutions that we can come up with,
I was highly impressed when we visited the Namanga one-stop post border, and I saw the kind of integration that Kenya and Tanzania have at the post. I think it’s something that we can implement in Ghana, and it’s one of the things I would advocate for
Mawulawoe Awity
Executive Director of the Network of Women in Growth from Ghana

Awity plans to increase gender sensitization and awareness among women traders on both the challenges and opportunities of cross-border trade.
Putting action at the center
Aganze Namegabe Christian, an independent consultant and researcher from the Democratic Republic of the Congo, stated that the training provided participants with practical tools to raise awareness about the African Continental Free Trade Agreement and its benefits.

I am convinced that, from the beginning of this program, it will allow us to use the data collection methods we have learned to achieve widespread awareness
Aganze Namegabe Christian
An independent consultant and researcher from the Democratic Republic of the Congo
He emphasized the importance of staying connected to those most affected by the agreement, including civil society groups, women, youth and small businesses. “Above all,” he said, “we must be very close to key players, especially in the context of these projects.”
His focus moving forward is to ensure the implementation of AfCFTA remains inclusive at all levels. “This agreement is capital for the continent,” he added.
Bridging the knowledge gap
Mary Frances Malunga, chairperson of the Alliance of Female Cross Border Traders Association from Malawi, emphasized the necessity of grassroots knowledge about AfCFTA.
Her organization works to economically and socially transform the lives of female cross-border traders in Southern Africa.
We have noted that a lot of these groups don’t have the knowledge or the know-how for export, so under the project, we are going to provide them with training and export readiness,
Mary Frances Malunga
chairperson of the Alliance of Female Cross Border Traders Association from Malawi

Malunga said her team will focus on digital trade skills, onboarding to e-commerce platforms and spreading awareness of AfCFTA protocols to underserved groups, including women with disabilities and young traders.
Local advocacy with policy impact
From Comoros, Binti Mhadjou made a strong commitment to both awareness and advocacy.
I commit to raising awareness among stakeholders, including civil society, youth and economic operators. I also plan to advocate with national authorities so that this mechanism can be adapted to the realities of my country
Binti Mhadjou
She plans to act as a liaison between policymakers and communities, making the AfCFTA real and relevant by aligning it with national laws and priorities. The in-person training marked the final stage of months-long capacity-building journey that included webinars, online courses and regional knowledge sharing. This final phase focused on implementation.
Participants developed monitoring frameworks, mapped sector opportunities, engaged in field visits and created concrete plans to lead national rollouts in their home countries. On the final day, they presented their strategies and committed to returning home not just as graduates but as local trainers, advocates and leaders/facilitators.
Each will lead step-down activities in the next 60 days, creating ripple effects that extend beyond this training.

En collaboration avec la Commission de l’Union africaine, nous avons organisé des ateliers du 1er juillet au 8 août 2025 au Lesotho, en Namibie, au Rwanda, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, avec le financement d’Affaires mondiales Canada et le soutien technique du Global Green Growth Institute et d’AliDouglas Development Consultancy.
Ces ateliers font partie du programme de l’ACBF sur le changement climatique et l’énergie à des fins productives, qui aide les pays africains à concevoir et à lancer des projets bancables qui favorisent l’adaptation au changement climatique et la croissance verte.
Cette initiative contribue à la réalisation des objectifs de l'Agenda 2063, qui ambitionne une Afrique prospère, résiliente et durable. Elle renforce les capacités des institutions et des communautés à accéder aux financements climatiques et à les gérer, s'attaquant ainsi aux défis climatiques urgents qui affectent lourdement les pays en développement et les populations vulnérables.
Il soutient également l'Aspiration 1 de l'Agenda 2063, axée sur la croissance inclusive, la gestion des ressources naturelles et la durabilité environnementale. Parallèlement, il s'aligne sur l'Aspiration 7, qui vise à positionner l'Afrique comme un acteur mondial résilient et influent.
Les sessions ont réuni des institutions gouvernementales, la société civile, le monde universitaire et des acteurs du secteur privé.
Ils ont fourni aux participants les connaissances, les compétences et les outils nécessaires pour mobiliser et fournir un financement climatique de manière inclusive et sensible au genre.
Dans chacun des cinq pays, les ateliers ont adapté les cinq piliers thématiques de l’AU-GRAP aux politiques nationales, aux priorités d’investissement et aux cadres institutionnels.
Les modules de formation ont été adaptés en utilisant l’évaluation des besoins climatiques de chaque pays et ont combiné une facilitation en personne avec des sessions virtuelles dirigées par des experts.
Plus de 300 participants y ont assisté, dont des hauts fonctionnaires, des autorités municipales, des réseaux de femmes, des universités, des représentants de la jeunesse et des groupes de réflexion.

These sessions created momentum for national ownership of climate solutions grounded in equity, evidence, and innovation,
Dr. Nqobizitha Dube
Responsable de la formation aux capacités AU-GRAP
Les évaluations avant et après la formation ont montré des améliorations moyennes des connaissances comprises entre 23 et 32 %, les gains les plus importants étant enregistrés dans les infrastructures urbaines vertes et les systèmes d’eau, l’architecture et les instruments de financement climatique et l’agriculture intelligente face au climat.
Les participants sont repartis avec une capacité renforcée à développer des projets bancables, à appliquer des solutions fondées sur la nature et à intégrer les considérations de genre dans les stratégies de financement.
Voix des participants
Au Rwanda, la formation a trouvé un écho auprès de ceux qui travaillent directement dans la gestion des ressources en eau.
It was a response to our demands during the country diagnostic, and we are very pleased to discuss climate finance, which is a big question at this time,
We reviewed some of our obvious mistakes and misunderstandings, and it was very clear how to improve. In the future, we would like even more on-the-job exercises to mature project ideas to the point where they can bring real momentum, rather than being abandoned for lack of clarity,” he added.
Musana Segatagara Bernard
Chef du département du pôle de connaissances et de prévisions de l'Office rwandais des ressources en eau


For others, the workshops offered a rare blend of theory and action. “It was really interesting, insightful, and very practical,
They broke down the climate finance architecture, proposal development, donor expectations, and how to actually get into it. My recommendation is a continuation of such trainings, maybe through a community of practice where we exchange findings and support each other,” she said.
Nathalie Neema
Conseiller technique pour la gestion de projets et l'engagement des parties prenantes à la GIZ Rwanda
Pleins feux sur le pays
Au Lesotho, les participants à Maseru ont participé à des sessions très participatives couvrant l'ensemble des thèmes de l'AU-GRAP. La formation s'est conclue par la co-création d'une feuille de route visant à intégrer le financement climatique à la stratégie nationale de relance du pays, garantissant ainsi son alignement sur les objectifs de développement à long terme.
L'atelier organisé en Namibie à Windhoek a reflété les ambitions du pays en matière d'hydrogène vert et s'est appuyé sur les travaux du Fonds d'investissement environnemental. Les séances ont montré comment les institutions nationales peuvent accéder efficacement aux ressources du Fonds vert pour le climat et du Fonds d'adaptation, tout en renforçant les capacités locales de planification du financement climatique.

Au Rwanda, les sessions de Kigali ont mis à profit l'expérience pionnière du pays avec FONERWA et ses avancées en matière de résilience urbaine. Les participants ont examiné les transitions énergétiques, l'intégration des savoirs autochtones et les outils de zonage intelligent face au climat pour renforcer les systèmes urbains et ruraux.
La formation organisée au Sénégal à Dakar a réuni des organisations de la société civile, des universitaires et des autorités locales. Les discussions ont porté sur la gouvernance inclusive pour les solutions fondées sur la nature et les audits institutionnels pour la réforme, priorités clés du programme « Villes vertes » du pays et de ses corridors de développement urbain et rural.
L'atelier final, organisé à Abidjan, en Côte d'Ivoire, a mis en évidence la forte appropriation du processus AU-GRAP par le gouvernement. Les parties prenantes ont analysé le paysage national du financement climatique, depuis des institutions comme le FONSTI et la CNCE jusqu'à l'intégration des priorités vertes dans le Plan national de développement 2021-2025.
Les voix des entreprises manifestent leur intérêt
Richard Ndungutse, PDG de Nano Ion Company Limited au Rwanda, était présent à l'invitation du ministère de l'Environnement.

I have benefited a lot from this training because they gave us the perspective on how to seek funds for environmental protection and design projects that attract funders.
We hope to partner with these organisations because they have so much experience to share.
Ndungutse a salué l’initiative et a suggéré qu’elle soit étendue à différents pays pour donner des capacités à davantage d’institutions.
Selon Seyram Agemenya, coordinateur du programme de l’ACBF, les ateliers s’inscrivent dans une vision plus large visant à transformer le paysage du financement climatique en Afrique.
This is just the beginning of engagement with country-level stakeholders around climate finance and the development of multiple programmes. Climate expert teams have been set up in all five countries to lead the implementation of the roadmaps developed during the training,
While we have started with five countries, there is an opportunity to expand these trainings to more countries so that African nations are well equipped and working towards climate action on the continent, Agemenya added.
Seyram Agemenya
Coordinateur du programme ACBF

Chaque pays est sorti de la formation avec une feuille de route nationale, des plans prospectifs qui alignent les piliers thématiques de l’AU-GRAP sur les priorités nationales de développement.
Ces feuilles de route devraient éclairer l’engagement avec le Fonds vert pour le climat, le Fonds d’adaptation et les donateurs bilatéraux.
Participants joined a growing AU-GRAP alumni network, coordinated by ACBF, to foster cross-country exchange and mentorship.
Les partenaires de l’AU-GRAP prévoient d’approfondir ce travail par le biais de webinaires thématiques sur la rédaction de propositions, les systèmes de suivi et d’évaluation et la réforme des politiques tenant compte du genre, ainsi que par des échanges d’apprentissage Sud-Sud et la publication d’une série de connaissances axées sur les praticiens.
We are building capacity and shaping institutions that can lead Africa’s green recovery on their own terms
Mr. Prabhakar Vanam
Facilitateur principal pour les cadres institutionnels
L’AU-GRAP, qui s’étend de 2021 à 2027, est un cadre continental conçu pour soutenir la reprise post-COVID-19 de l’Afrique tout en favorisant la résilience climatique, la croissance verte et le développement durable.
Regardez les témoignages des participants
Réflexions
Dans ces vidéos de témoignages, les participants ont partagé leurs réflexions sur la valeur de l’atelier et les leçons tirées de la formation :
Treize think tanks d’Afrique se sont réunis à Johannesburg, en Afrique du Sud, du 16 au 18 juillet 2025, pour l’atelier de conception « Renforcement des capacités pour la transformation structurelle (CADAST) », qui a apporté un appui à la recherche en matière de politiques publiques et à l’analyse du commerce.
Convoqué et organisé par la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique avec le soutien de la Banque africaine de développement, l’atelier s’est concentré sur la discussion et la validation des résultats des évaluations des capacités organisationnelles de groupes de réflexion sélectionnés.
L’objectif était de renforcer leurs capacités de recherche et d’élaboration de politiques afin qu’ils puissent jouer un rôle plus important dans l’avancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).
L’atelier a introduit une approche de réflexion conceptuelle qui a permis aux participants d’identifier les lacunes institutionnelles, de générer des solutions pratiques et d’explorer de nouvelles façons de collaborer.
En mettant l’accent sur le développement des capacités et l’apprentissage par les pairs, le projet CADAST permet aux institutions africaines de fournir les preuves et l’innovation nécessaires pour guider l’agenda politique du continent.
Les groupes de réflexion soulignent la valeur de l'atelier
Le Dr Gibson Chigumira, directeur exécutif de l’Institut d’analyse et de recherche sur les politiques économiques du Zimbabwe (ZEPARI), a souligné la pertinence de cette politique.
As you understand, the African Continental Free Trade Area has opened a big market for African countries to benefit. And I think for them to benefit, there is also need for research to inform policies on how countries in Africa can opt to participate
Dr. Gibson Chigumira

Il a dit que l'atelier« Cela a ouvert un certain nombre de domaines dans lesquels nous pouvons améliorer nos recherches et également collaborer entre nous en tant que groupes de réflexion pour pouvoir éclairer les processus politiques au sein de la ZLECA. »
ZEPARI est un groupe de réflexion autonome créé en 2003 qui produit des analyses de politique économique appliquées et renforce les capacités pour promouvoir l'élaboration de politiques fondées sur des données probantes au Zimbabwe.
L’institut collabore avec le gouvernement, la société civile et le secteur privé pour garantir que les politiques répondent aux priorités nationales de développement.
Le Dr George Lutomia, mentor de recherche, représentant le directeur exécutif de l'Institut kenyan de recherche et d'analyse des politiques publiques (KIPPRA), a mis l'accent sur l'échange de connaissances.
We have learned a lot about what we can do as think tanks in Africa and in our respective regions, so that eventually the outcomes and outputs can advance development for our countries and our continent.
We shall be able to disseminate not only to our countries but also through our networks so that those who may not have attended will benefit and make a difference in their countries as well.
Dr. George Lutomia

KIPPRA est un institut public créé en 1997 qui fournit des recherches, des services de conseil et de renforcement des capacités pour améliorer les politiques publiques au Kenya.
Il travaille avec les gouvernements nationaux et départementaux, les sociétés d’État et d’autres parties prenantes, et est largement connu pour avoir produit le rapport économique du Kenya.
Le professeur Fortunata Sangora Makene, directeur exécutif de la Fondation pour la recherche économique et sociale (ESRF) en Tanzanie, a souligné la valeur de réseautage de l’atelier.
They undertook this analysis of think tanks to identify the areas where our capacities can be strengthened, and where targeted interventions can help ensure, these institutions truly thrive.
Beyond that, there will also be dedicated research in a domain that is vital to many of our countries—supporting the AfCFTA in delivering on its mandate.
Prof. Fortunata Sangora Makene

L'ESRF est un groupe de réflexion indépendant sur la recherche politique créé en Tanzanie dans le but d'entreprendre des recherches et de fournir des preuves pour soutenir le processus de gestion économique en Tanzanie.
Fondée en 1992, elle travaille en étroite collaboration avec le gouvernement, le secteur privé, la société civile et les partenaires de développement pour améliorer la prise de décision et les résultats du développement national.
Créer une dynamique pour un impact collectif
Le projet CADAST aide ces institutions à transformer les résultats d’évaluation en plans concrets de renforcement des capacités, allant d’une meilleure diffusion des résultats de recherche à un engagement politique plus fort et à une collaboration régionale élargie.
Le projet s’appuie également sur le soutien plus large de l’ACBF aux groupes de réflexion africains à travers des initiatives telles que le Sommet annuel des groupes de réflexion africains.
Les initiatives à venir, notamment le Sommet des groupes de réflexion africains 2025 prévu du 8 au 10 octobre à Addis-Abeba, en Éthiopie, soutiendront cette dynamique en se concentrant sur des questions cruciales telles que la fiscalité, la mobilisation des ressources nationales et la cohérence des politiques, renforçant ainsi davantage le rôle des groupes de réflexion africains dans l’élaboration de solutions politiques efficaces pour le développement durable.
Le Dr Lutomia a encouragé une large participation, soulignant que le sommet sera une opportunité“Pour tous les groupes de réflexion et partenaires désireux de voir comment l'Afrique peut se développer, se rassembler et avancer comme une seule équipe.”
Le Dr Chigumira a également souligné la pertinence du thème sur la fiscalité et la mobilisation des ressources, le qualifiant d’essentiel pour répondre aux contraintes budgétaires de l’Afrique.
Grâce au CADAST et aux partenariats qui le sous-tendent, les groupes de réflexion africains développent les connaissances, les réseaux et l’influence politique nécessaires pour garantir que la Zone de libre-échange continentale africaine offre des avantages tangibles aux citoyens du continent.
Le projet CADAST aborde les défis systémiques critiques en matière de gouvernance macroéconomique, d’intégration régionale et de cadres politiques résilients au changement climatique.
Son objectif est d’accélérer les progrès de l’Afrique vers la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et des Objectifs de développement durable en renforçant les institutions nationales et régionales grâce à des outils d’analyse, une expertise technique et des plateformes collaboratives.
Les cours comprennent :
- Programme de développement de l'excellence en fiscalité et en administration (BETA)
- Programme d'excellence en leadership dans le secteur public africain (LEAPS)
- Webinaires et podcasts