{"id":1352,"date":"2025-08-06T12:02:23","date_gmt":"2025-08-06T10:02:23","guid":{"rendered":"http:\/\/139.84.233.196\/acbf.org\/?post_type=news&#038;p=1352"},"modified":"2025-09-10T09:38:13","modified_gmt":"2025-09-10T07:38:13","slug":"promoting-value-chains-will-deepen-african-integration-and-move-the-afcfta-forward","status":"publish","type":"news","link":"https:\/\/www.acbf-pact.org\/fr\/news\/promoting-value-chains-will-deepen-african-integration-and-move-the-afcfta-forward\/","title":{"rendered":"La promotion des cha\u00eenes de valeur renforcera l\u2019int\u00e9gration africaine et fera avancer la ZLECA."},"content":{"rendered":"<p>Pour que la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf) r\u00e9ussisse et contribue \u00e0 l'int\u00e9gration de l'Afrique, les pays africains devront prendre les cha\u00eenes de valeur au s\u00e9rieux et les promouvoir \u00e0 travers le continent. C'est l'une des questions majeures qui a domin\u00e9 la premi\u00e8re journ\u00e9e du 9\u00e8me Sommet des think tanks d\u2019Afrique de la Fondation pour le renforcement des capacit\u00e9s en Afrique \u00e0 Lusaka, en Zambie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"translation-block\">Dirigeant l'appel aux cha\u00eenes de valeur, lors d'une discussion sur le th\u00e8me \u00ab Relever les d\u00e9fis \u00e9volutifs de la mise en \u0153uvre de la ZLECAf et les imp\u00e9ratifs d'action \u00bb, M. Charles Chiza Chiumya, Directeur par int\u00e9rim de l'industrie, des min\u00e9raux, de l'entrepreneuriat et du tourisme \u00e0 la Commission de l'Union africaine, a d\u00e9clar\u00e9 que l'Afrique pourrait int\u00e9grer et produire efficacement des biens et des services pour les populations du continent en promouvant les cha\u00eenes de valeur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab C'est pourquoi l'Union africaine promeut les cha\u00eenes de valeur \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Chiumya.  \u00ab L'\u00e9poque o\u00f9 l'on produisait uniquement pour le march\u00e9 int\u00e9rieur est r\u00e9volue. Aujourd'hui, la ZLECAf dit qu'il est possible de produire pour d'autres march\u00e9s au-del\u00e0 de son march\u00e9 int\u00e9rieur. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Il a cit\u00e9 l'exemple des aliments pour b\u00e9b\u00e9s que l'Afrique importe pour un co\u00fbt de 600 millions de dollars par an, et a soulign\u00e9 que le continent produit tous les ingr\u00e9dients qui entrent dans la composition des aliments pour b\u00e9b\u00e9s \u2013 \u00ab essentiellement du lait et des arachides ou des f\u00e8ves de soja \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Chiumya. \u00ab Mais nous d\u00e9pensons 600 millions de dollars par an uniquement pour importer des aliments pour b\u00e9b\u00e9s, alors que nous disposons de tous les ingr\u00e9dients n\u00e9cessaires sur le continent pour les produire. Nous exportons les ingr\u00e9dients comme mati\u00e8re premi\u00e8re, ils fabriquent des aliments pour b\u00e9b\u00e9s pour nous, et nous les importons \u00e0 des prix plus \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela ne peut \u00eatre \u00e9vit\u00e9 que si le continent promeut les cha\u00eenes de valeur, a d\u00e9clar\u00e9 M. Chiumya, soulignant que la Zambie peut avoir du soja ou des arachides et que son voisin le Malawi peut avoir du lait. \u00ab Alors pourquoi ne peuvent-ils pas s'unir et produire des aliments pour b\u00e9b\u00e9s et s'emparer du march\u00e9 de 600 millions de dollars ? C'est ce qui va amener la promesse de la ZLECAf dont nous parlons.<\/p>\n\n\n\n<p>M. Chiumya a cit\u00e9 un autre exemple, affirmant que la Zambie et la RD Congo peuvent s'unir et produire des batteries \u00e9lectriques pour les voitures \u00e9lectriques, \u00ab parce que tous les ingr\u00e9dients, qu'il s'agisse de cuivre, de cobalt, de graphite ou de lithium, se trouvent dans cette r\u00e9gion. Alors pourquoi ne produisons-nous pas de batteries \u00e9lectriques ?<\/p>\n\n\n\n<p>Il a d\u00e9clar\u00e9 que l'industrie automobile \u00e9tait l'un des domaines mis en avant dans le cadre de la ZLECAf, suivie de la fintech, du textile et du tourisme. \u00ab Nous avons la capacit\u00e9 de laisser une plus grande marque gr\u00e2ce \u00e0 la ZLECAf. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>M. Chiumya a attir\u00e9 l'attention sur l'Observatoire africain du commerce, un outil num\u00e9rique cr\u00e9\u00e9 par l'UA qui permet au continent de voir comment il se comporte sur le plan commercial.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de l'Observatoire africain du commerce, l'UA a \u00e9tabli des partenariats entre les pays membres et des organisations telles que l'Afreximbank.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne les startups, M. Chiumya a d\u00e9clar\u00e9 que de nombreuses startups \u00e9mergent, en particulier pour les jeunes et les femmes, mais que la plupart des pays africains n'ont pas de lois r\u00e9glementant les startups. Ainsi, l'UA a d\u00e9velopp\u00e9 un mod\u00e8le que les pays membres peuvent utiliser pour s'assurer que leurs jeunes sont en mesure d'innover.<\/p>\n\n\n\n<p>Le point de vue de M. Chiumya sur les startups a ouvert la porte au professeur Alex Ariho, PDG du R\u00e9seau africain des incubateurs agroalimentaires (AAIN), qui rassemble des incubateurs, des acc\u00e9l\u00e9rateurs et des organisations de soutien aux entreprises dans 48 des 55 pays d'Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon lui, l'Afrique investit beaucoup dans les infrastructures et les n\u00e9gociations commerciales, \u00ab mais aucun investissement n'est fait pour pr\u00e9parer les startups et les PME \u00e9mergentes dans l'\u00e9cosyst\u00e8me afin de stimuler nos \u00e9conomies \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Ariho.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Par cons\u00e9quent, 60 % \u00e0 70 % des PME et des startups qui se lancent en Afrique \u00e9chouent d\u00e8s la deuxi\u00e8me ann\u00e9e parce que nous ne fournissons pas un \u00e9cosyst\u00e8me favorable pour permettre aux startups d'acqu\u00e9rir des comp\u00e9tences et de renforcer leurs capacit\u00e9s pour \u00eatre comp\u00e9titives. C'est pourquoi notre r\u00e9seau d'incubateurs coop\u00e8re et \u00e9tablit des partenariats en Afrique pour faire progresser les incubations d'entreprises et le d\u00e9veloppement des capacit\u00e9s \u00bb, a ajout\u00e9 le professeur Ariho<\/p>\n\n\n\n<p>Il a d\u00e9clar\u00e9 que le continent avait besoin d'une recherche ax\u00e9e sur le march\u00e9. \u00ab Pour obtenir des r\u00e9sultats, nous devons \u00eatre r\u00e9alistes et investir dans la recherche, des donn\u00e9es fond\u00e9es sur des \u00e9vidences. Si nous nous attendons \u00e0 des r\u00e9sultats diff\u00e9rents, nous devons faire les choses diff\u00e9remment \u00bb, a conclu le professeur Ariho.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9veloppant la discussion sur les startups, M. Isaac Mwaipopo, Directeur Ex\u00e9cutif du Centre pour le d\u00e9veloppement de la politique commerciale de la Zambie, a plaid\u00e9 en faveur d'un mentorat pour que les startups puissent se mettre en r\u00e9seau. \u00ab Nous devons le faire beaucoup plus d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment pour le rendre efficace \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9, et a appel\u00e9 les dirigeants africains \u00e0 inclure les propri\u00e9taires de startups dans leurs voyages afin qu'ils puissent voir ce qui se passe ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>M. Mwaipopo a \u00e9galement plaid\u00e9 en faveur des march\u00e9s frontaliers dans la mise en \u0153uvre de la ZLECAf. \u00ab Cela ne n\u00e9cessite pas beaucoup d'argent, alors laissons tous les pays ou communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales \u00e9tablir des zones de march\u00e9 frontali\u00e8res o\u00f9 les commer\u00e7ants transfrontaliers viendront effectuer des transactions \u00bb, a exhort\u00e9 M. Mwaipopo aux nations africaines.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Il faut qu'il y ait des services bancaires sur les march\u00e9s frontaliers pour qu'il y ait de la s\u00e9curit\u00e9 \u00bb, a poursuivi M. Mwaipopo. \u00ab Toutes les agences gouvernementales qui doivent \u00eatre pr\u00e9sentes doivent l\u2019\u00eatre. Il existe un exemple d'un tel march\u00e9 frontalier entre le Nigeria et le B\u00e9nin appel\u00e9 le march\u00e9 Okereke. Il fonctionne tr\u00e8s bien. D'importantes transactions s'y d\u00e9roulent. Il y a un jour particulier o\u00f9 le commerce est libre, de sorte que les douanes n'interviennent pas. Les commer\u00e7ants viennent et font des transactions. C'est ce que la ZLECAf devrait encourager sur le continent \u00bb<\/p>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","class_list":["post-1352","news","type-news","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.acbf-pact.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/news\/1352","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.acbf-pact.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/news"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.acbf-pact.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/news"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.acbf-pact.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1352"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}